Boostez le bien-être de votre cheval cet automne avec la puissance du microbiote
- pantouffle81
- 13 nov. 2025
- 3 min de lecture

Le secret d’un cheval en pleine forme cet automne : une flore intestinale équilibrée.
À l’automne, la nature change… et les besoins du cheval aussi. L’herbe perd en valeur nutritive, les pâtures se vident, et les conditions météo influencent le rythme de travail. Ces variations, parfois légères mais continues, peuvent déséquilibrer la digestion et le bien-être général : crottins plus mous, baisse d’énergie, comportement plus nerveux… autant de signes d’un système digestif perturbé.
Dans ces moments de transition, la flore intestinale joue un rôle central. Véritable chef d’orchestre du bien-être digestif et immunitaire, elle mérite une attention particulière. C’est ici qu’interviennent les probiotiques et prébiotiques, deux alliés naturels pour aider le cheval à s’adapter aux changements de saison.
La flore intestinale : le cœur du bien-être
Le microbiote intestinal du cheval abrite des milliards de micro-organismes — bactéries, levures, virus et champignons — qui participent à la digestion des fibres, à la production d’énergie, à la défense contre les germes pathogènes et au bon fonctionnement du système immunitaire.
On estime que 70 % de l’immunité du cheval se trouve dans ses intestins. Préserver un microbiote équilibré, c’est donc renforcer sa vitalité, sa résistance naturelle et son calme intérieur face aux fluctuations de température et de rythme de vie automnales.
Probiotiques et prébiotiques : un duo gagnant
Les probiotiques sont des micro-organismes vivants (bactéries et levures) qui favorisent une flore intestinale saine.Ils améliorent la digestion des fibres, optimisent l’assimilation des nutriments et stabilisent le système digestif. Leur effet est aussi préventif : ils limitent les déséquilibres, renforcent la barrière intestinale et soutiennent l’immunité.Même s’ils ne restent pas longtemps dans l’intestin, leur passage rétablit efficacement l’équilibre de la flore, notamment après un stress ou un traitement médicamenteux.
Les prébiotiques, eux, ne sont pas des bactéries mais des fibres spécifiques que le cheval ne digère pas. Leur rôle est de nourrir les bonnes bactéries déjà présentes, stimulant ainsi leur croissance et leur activité. Ils contribuent à une digestion fluide, à une flore stable et à un système immunitaire renforcé.Sans prébiotiques, les probiotiques ne peuvent s’épanouir durablement — car toute flore, aussi bénéfique soit-elle, a besoin de « nourriture » pour prospérer.
La symbiotique : la force de l’association
L’association des probiotiques et des prébiotiques forme une symbiotique : une combinaison gagnante qui optimise la santé intestinale.Les probiotiques réensemencent la flore, tandis que les prébiotiques leur offrent le terrain idéal pour se développer. Ensemble, ils soutiennent la digestion, fortifient les défenses naturelles et aident le cheval à mieux affronter les changements de saison.
Quand les utiliser ?
Ce soutien digestif est particulièrement utile lorsque la flore intestinale est mise à rude épreuve :
en période de stress, de transport ou de convalescence,
après un traitement antibiotique ou un vermifuge,
lors d’un changement d’alimentation,
ou pendant les entraînements intenses des chevaux de sport.
Les juments gestantes ou allaitantes en tirent également profit, grâce à une meilleure flore intestinale et une qualité de lait renforcée.
Un véritable coup de pouce pour la saison automnale
Durant l’automne, l’ajout d’un complément associant probiotiques et prébiotiques dans la ration du cheval peut grandement faciliter la transition saisonnière.Faciles à intégrer à l’alimentation quotidienne, ces compléments soutiennent la digestion, améliorent la qualité des crottins et renforcent l’immunité.
En complément d’une ration équilibrée, d’une bonne hydratation et d’un suivi régulier, ils constituent un atout bien-être naturel pour traverser l’automne en pleine forme.
Le rôle essentiel de la coprologie et du suivi vermifuge
Avant d’introduire un complément digestif, il est essentiel d’évaluer la charge parasitaire du cheval.Une coprologie (analyse des crottins) permet de mesurer la quantité d’œufs de parasites présents dans les selles et d’adapter le plan de vermifugation en conséquence.
Ce suivi régulier, idéalement réalisé deux à quatre fois par an, permet d’éviter les vermifuges inutiles, de limiter les résistances parasitaires et de préserver la flore intestinale.Un vermifuge administré à mauvais escient ou de manière trop systématique peut, en effet, perturber durablement le microbiote du cheval.
Associer une coprologie de contrôle à un programme de vermifugation raisonné, complété par un soutien de la flore (via probiotiques et prébiotiques), constitue la meilleure stratégie pour maintenir un équilibre digestif optimal tout au long de l’année.
À retenir
L’automne peut fragiliser la digestion et le confort du cheval.Protéger sa flore intestinale grâce aux probiotiques et prébiotiques, c’est lui offrir une santé solide, une meilleure assimilation des nutriments et une immunité renforcée.
Un cheval qui digère bien, c’est un cheval serein, attentif et plein d’énergie — prêt à affronter la saison en toute tranquillité.

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